The Dancer

She stepped on to the stage
ever so gracefully,
the spot light holding her
like a deer
mesmerized by thethe-dancer hunter’s deadly beam.
She took one deep breath
and moved; flawless
to the usual music;
appropriate.
The crowed gazed
with wide eyed disinterest.
Until that one step
she might take-
that one turn
she might make-
perhaps one little finger
held in the wrong angle.
One move
that would arouse the interest
long dead.

 

La Cité du Vin

UN MONDE DE CULTURES

CDV

Site officiel : http://www.laciteduvin.com/accueil.html 

 

            Le vin constitue un élément indissociable de la culture et du patrimoine vivant de France.  La Cité du Vin s’est donnée pour mission de faire partager cette culture millénaire à un public international, d’en éclairer le sens, de contribuer à protéger et à transmettre ce patrimoine immatériel universel. ( Par: Mizra Dane )

Cliquez sur le lien ci-dessous pour le documentaire complet sur “La Cité du Vin”

La Cité du Vin

 

 

 

Un Flaubert de notre temps…

 

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Basé sur le roman homonyme de  Posy Simmonds (1999), le film réalisé par Anne Fontaine « Gemma Bovery » a fait une grande entrée parmi les autres films qui sont sortis au passé récent. Mettant en vedette Gemma Arterton comme Gemma Bovery, Fabrice Luchini comme Martin Joubert et d’autres stars célèbres telles que Jason Flemyng, Mel Raido et Niels Schneider, le film était sorti le 10 September 2014, après qu’il a été tourné en France. Il a reçu un accueil critique mixte, notamment en raison de sa théâtralité. Temps de fonctionnement d’origine ce film franco-britannique est de 99 minutes. Gemma Bovery est une variation très libre du œuvre célèbre « Madame Bovary ». Anne Fontaine propose une pétillante comédie dramatique, portée par le jeu frais de Gemma Arterton et une performance nuancée de Fabrice Luchini. Sa mise en scène s’avère malheureusement trop sage et polie pour afficher le degré de transgression qu’on aurait souhaité.

Même si le film est dénommé comme « Gemma Bovery », le personnage le plus important du film est Martin Joubert. Fou de littérature, il se prend de passion pour ses nouveaux voisins, un couple anglais dont la femme répond au doux nom de Gemma Bovery. Sensuelle et mélancolique, elle est presque le personnage de Gustave Flaubert. Anne Fontaine a donc choisi la meilleure actrice pour jouer le rôle de Gemma; L’actrice anglaise est parfaite en innocente briseuse de cœurs sur laquelle les hommes projettent leurs fantasmes et leurs frustrations. Pendant que son héroïne a beaucoup plus de gestion dans ses choix et désirs que celle de la Flaubert, elle est quand même punie pour eux.

Commençant avec la scène où Charlie est en train de brûler des effets du Gemma, l’histoire est présentée dans un courant de pensées de Joubert. Il se présent à son audience comme un ex-bobo parisien reconverti en boulanger, venu chercher l’équilibre et la tranquillité dans un charmant village normand. Néanmoins nous nous trouvons attendre la fin tragique comme le chef d’œuvre de Flaubert « Madame Bovary » à cause des mots de Joubert, « l’équilibre et la tranquillité c’est raté ». Dès que le film s’ouvre le titre dans l’écran retient d’abord le “G”, faisant allusion à l’audience sur le parallélisme entre le film et le roman classique de Flaubert. Ainsi, comme le personnage principal du film, Martin Joubert, l’audience qui est familier avec le roman passeront leur temps à vérifier mentalement hors éléments d’une liste de comparaisons.

Fabrice Luchini forme avec Gemma Arterton un duo touchant et comique. La comédienne anglaise crève l’écran en incarnant une Gemma Bovery totalement ignorante de son pouvoir de séduction. Avec une sensualité aussi torride que candide, elle savoure les pains de Martin Joubert et s’essaie au pétrissage de la pâte dans l’espace exigu de son fournil. Elle se croit banale, ce qui décuple son charme enfantin et sexy, auquel son accent si britannique ajoute une touche d’exotisme. Le boulanger est envoûté depuis un signe de la main qu’elle lui a adressée en croisant un chemin de campagne. « En quelques secondes, avec ce petit geste, c’en était fini de dix ans de tranquillité sexuelle », assène Joubert sur un ton irrésistible. L’attraction de Martin est représenté à l’écran par ses regards d’envie à Gemma, et des gros plans de son cou, le dos et les autres parties courbées du corps. Le film mise d’ailleurs énormément sur sa beauté en multipliant les plans sur ses courbes et ses gestes sensuels. Elle est objet plus que sujet. Luchini explique dans un entretien, Gemma est « littéralement en extase devant les pains de Martin, elle jouit, quoi! Et c’est ce qui rend la scène sublime. Dès qu’elle pénètre dans la boutique, on est ailleurs ». Fontaine est un de réalisatrices français qui présente de belles femmes avec une ardeur particulière.

 

Quand le personnage de Hervé de Bressigny (Niels Schneider), un aristocrate avec un château et étudiant de droit est introduit, nous sommes convaincus que Gemma est fatalement suit les traces d’Emma Bovary. Naturellement Gemma qui n’a jamais lu Flaubert, rejette cordialement les préoccupations de Joubert, mais quand elle et Hervé cassent une statuette de cupidon, les signes sont clairs que quelque chose de mauvais viendra. La phrase de Gemma « Je ne suis pas Emma Bovary! »,  est une distorsion sur « Madame Bovary c’est moi », la célèbre déclaration, peut-être apocryphe prononcé par Flaubert.

Un peu comme Emma de Flaubert, Martin trouve la vie quotidienne avec sa femme et son fils dans le village ennuyant et insatisfaisant. Il continue à nourrir son imagination avec la littérature, et à un certain niveau souterrain, il aspire à l’excitation, l’amour et la passion. Bien sûr, même que Martin lui-même insinue dans la vie de Gemma et tente de la guider dans la direction de la sorte de passion qui a dominé Emma, il ne veut pas Gemma à souffrir de la fin brutale qui est venu au personnage de Flaubert. Malgré le parallélisme frappant entre les histoires de Emma et Gemma, la question reste sans être répondu – quel est le personnage Martin se associe avec? Comme notre narrateur, peut-être Martin s’imagine comme Flaubert, qui essaye de changer le destin de Gemma.

Comme l’audience, le rime entre les deux noms « Flaubert » et « Joubert » est trop fort pour négliger.  « J’ai eu l’impression d’être un metteur en scène qui venait de crier, moteur », dit-il en voyant Gemma faire les yeux doux à Hervé de Bressigny, qu’il identifie immédiatement à Rodolphe. Martin est clairement une sorte de doublure pour l’artiste, l’auteur ou le réalisateur; son pétrissage de la pâte dans sa boulangerie, de scènes qui arrivent aux moments cruciaux dans le film, signifie sa tentative de façonner le destin des personnages autour de lui. Quand même, il n’a pas le contrôle d’un narrateur omniscient. En effet, sa lecture erronée, et sa réaction excessive aux événements est un thème omniprésent dans le film.

Le chef opérateur, Christophe Beaucarne, a réalisé un magnifique travail sur l’image, douce et chaleureuse, sublime et naturelle, afin d’illuminer un long métrage où la tragédie à sa place. Beaucarne bave sur les paysages pittoresques tandis que la musique de Bruno Colais combine des cordes avec un soupçon d’intrigue, mais le mélange impair de combines sexuelles (Martin étant demandé de «suce-moi! (suck me!) » après Gemma a été piqué par une abeille).  La campagne française choisie est celle de l’imagination de tous les étrangers, ayant très peu ressemblance avec l’évocation de Flaubert, en dépit du fait que l’image se situe dans le même lieu où « Madame Bovary » a été écrit. Christophe Beaucarne tire la campagne, les produits de boulangerie, les chiens ludiques de Gemma et Martin avec ravissement; une contradiction totale pour la manière dont les romanciers du 19e siècle a vu le monde.

Pour renforcer le tournage, Bruno Colais ajoute un éventail de bandes-son incluant trois chansons anglaises et douze pièces de musique pour correspondre à l’ambiance du film. La chanson anglaise « Jimmy » chantée en 2007 par Moriarty, un groupe de musique franco-américain, évoque la sympathie de l’audience pour Gemma quand elle se trouve seulement avec sa chienne « Carrington » dans un champ, après Hervé est rentré à Paris avec sa mère et Charlie a aussi quitté la maison ;

« Jimmy won’t you please come home

Where the gras sis green and the buffaloes roam… »

(Jimmy tu ferais bien de rentrer à la maison

Ici l’herbe est verte et les bisons sont en liberté…)[1]

Le sens de la chanson nous présent les pensées du Gemma, sa solitude, et sa mélancolie, mais c’est difficile pour nous de décider si elle pense à Charlie ou Hervé au moment, avant Fontaine décide à révéler l’idée de Gemma à rentrer à Charlie comme elle écrit dans son journal, « I’m going back to Charlie ».

La bande-son est un doux mélange de musiques classiques et de morceaux plus contemporains, nous entraînant parfois dans des scènes qui auraient pu être une adaptation fidèle du roman et nous ramenant à une réalité, le présent et surtout à l’humeur de Gemma. De plus il en est de même pour les robes qu’elle porte, délicate et fleurie, elles nous rappellent facilement la mode du 19e siècle. Ce qui ne cesse de pousser Martin dans son fantasme qu’elle représente Emma Bovary.

La beauté de Gemma, l’imagination de Joubert et de la campagne gardent l’intérêt de public jusqu’à la fin, contrairement à l’intrigue du film. Le désavantage majeur du film est que Fontaine décide de révéler la fin de l’histoire de Gemma même avant Joubert commence à raconter l’histoire. Cependant, la fin comique du film assure la satisfaction de l’auditoire également nous rappelant que l’imagination de Joubert ne va jamais changer; Qu’il veut que « la vie imite l’art » comme il dit a Gemma. Finalement, nous arrivons dans la même conclusion que Gemma a formé sur sa lecture du roman Madame Bovary ; « il ne se passe rien, mais en même temps on s’intéresse ».

 

[1] Traduction : (source : paroles-musique.com)

C’est pas moi

Je me réveille tous les jours

à un visage inconnu

que je connais bien,

pour regarder dans tes yeux

la réflexion d’un visage

qui n’appartient pas à moi.

 

J’agrippe fermement à la corde fragile

en disant « un jour de plus »

car je n’ai que toi,

mais pour toi, c’est pas moi.

 

-Mizra Dane